Saint Gweltas

Il a fini par laisser son nom à Saint-Gildas-de-Rhuys puisqu'en breton elle s'appelle Lokentaz, de Loc Gweltas, le lieu - religieux - de Gildas.

Tête de la statue de sant gweltasNé peut-être en 494 (la date prête à discussion) en Ecosse, il est comme de nombreux saints bretons, chassé de - Grande - Bretagne par les Saxons (il a écrit le "De excidio Britanniae" -De la destruction de la Bretagne- relatant cet épisode: ce livre est l'un des rares écrit à cet époque qui nous soit parvenu). Il quitte le pays de Galles et trouve refuge en Armorique.

Au retour d'un pèlerinage à Rome, il installe son ermitage sur l'île d'Houat, désirant se consacrer à la prière et à la solitude. Ayant consacré toute sa vie à la prière, nul doute qu'il n'a aucun problème pour s'y consacrer mais question solitude, c'est une autre histoire...
Il a tant de disciples et est tant vénéré par la population locale (comprendre continentale quand même) que, Houat devenant trop petite et la traversée occasionnant quelques soucis, il a créé un monastère sur la presqu'île, dans un ancien camp militaire romain (on parle aussi de château) qui lui est offert à cet effet, en 528.

Saint guérisseur, pourfendeur du dragon qui semait la peur sur la presqu'île, sa mort est également sujette à caution. Deux versions existent : dans la première, il meurt près de Pontivy, dans un ermitage au pied de la falaise au lieu-dit Breuzy-les-Eaux. Dans la seconde, et la légende du Crouesty s'y attache, il meurt dans Houat, le mercredi 29 janvier 570; (Il est d'ailleurs fêté le 29 janvier). Son corps, mis à la mer dans une barque selon son souhait finira par rejoindre la côte près du Petit-Mont à Arzon.

Saint-Gildas-de-Rhuys, tombe de sant gweltasLe monastère est vite réputé et contient les reliques de Gweltas jusqu'aux invasions des Vikings. Devant l'avancée de ces derniers, les reliques sont envoyées en Touraine, avant de revenir plus tard, une fois la zone pacifiée. De nouveau menacé pendant la Révolution, elles sont soustraites en étant cachées dans un grenier, et aujourd'hui, composent une partie du trésor de l'Abbatiale. Il reposerait dans un des tombeaux, celui derrière le chœur.