Lorient (An Oriant)

En son temps, cette ville fût ce qu'on appelle aujourd'hui une ville nouvelle. Au commencement fût Port-Louis, fort espagnol. Quand Colbert crée la Compagnie des Indes Orientales (1664), il l'installe à Port Louis. Il a vite besoin de navires pour faire le commerce et pour protéger ses chantiers navals, il les construit au fond de la rivière, en arrière de Port-Louis (un navire permet d'ailleurs de faire la navette entre les deux communes, depuis le port à côté de l'Arsenal). Ces chantiers, l'Arsenal, deviendront une ville : Lorient, du nom d'un des fleurons de la flotte. La Royale s'installe au début du XVIIIe. Au bout de cent ans, le commerce quitte Lorient qui ne reste qu'un port militaire à la Révolution.

Ville sous marinière pendant la seconde guerre, elle a été détruite en 1943, telle le Havre, mais la base est intacte ! Après guerre, la France y installe sa propre base de sous-marins et la renomme sous-marin Ingénieur Général Stosskopf du nom d'un résistant qui renseignait sur les mouvements des sous-marins, mort en déportation. Depuis le rapatriement de la base des sous-marins à l'île Longue près de Brest, le 01 juillet 1995, et la fermeture de l'Arsenal, Lorient n'est plus une ville militaire. Aujourd'hui, la base est devenue un centre culturel tourné vers l'avant-garde.

Je ne connais pas trop la ville, n'y étant allé que peu de fois. Et vu la façon dont elle a été reconstruite après guerre (tiens, encore une analogie avec le Havre) je ne me sens pas trop attiré. L'église Notre-Dame-de-Victoire date du milieu des années 1950, l'hôtel de Ville de 1959.

Par contre, j'y ai vécu ce qui semble le pire pour un non celte : le mariage d'un marin-pompier-Breton, et ce pendant le festival Interceltique ;o) !

Heureusement, pour compenser le manque de caractère architectural de la commune, il reste la convivialité et la bonne humeur des habitants, même si cela est un peu moins visible depuis le départ des marins de l'arsenal.

A quelques encablures, Pont-Aven, la ville des peintres.