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Ile d'Arz

 

Ile d'Houat (Enez Houad)

Houat en galets

En Breton la cane.

Tout comme Hoëdic et le Golfe, elle résulte de l'effondrement de la région : elle devait faire partie de ce qui deviendra la presqu'île de Quiberon. Elle est d'ailleurs séparée de celle-ci par un haut fond rocheux (et dangereux, mais moins que le passage des deux sœurs qui la sépare de Hoëdic. Il y a peu de vestiges mégalithiques sur l'île (un menhir). Habitée, elle commerce avec la côte. Suite à la défaite des Vénètes, elle sera sous domination romaine (elle se nomme alors Siata).

Plage d'Houat

St Gwetlas fonda un ermitage sur l'île désertée qui s'appelle en son temps Hoiata. Rapidement son aura fût telle qu'il devint trop petit: il donna lieu à la création du monastère sur la presqu'île de Rhuys. Pourtant, la traversée ne devait pas être aussi facile qu'aujourd'hui. Plus tard, Houat, prospère, attira la convoitise des Normands et d'autres pillards (Anglais, Hollandais). Elle est restée possession religieuse jusqu'à la révolution (malgré le très gênant voisin de Belle Ile, Nicolas Fouquet, encore un voisin de mon village), puis se spécialise dans la pêche à la sardine, comme Quiberon.

L'électricité arrive du continent en 1963 (seulement !), puis le téléphone et enfin l'eau courante en 1970, ce qui évite à l'île les péripéties de Belle-Ile depuis l'été 2005 (barrage ravitaillé en eau par bateau l'été, mise à l'eau minérale de toute l'île au début de l'hiver...). La légende autour de la fontaine du XVIIe qu'elle remplace situe sa source dans la Montagne Noire : C'est bien loin pourtant, et il y a aussi la mer à traverser !

Houat, port st gildasHouat, égliseAprès moins d'une heure de traversée depuis Port Navalo, on accoste au port St Gildas (1950, en remplacement de l'ancien port créé après l'ère napoléonienne et détruit lors d'une tempête), au bas de la seule "ville" de l'île, Reun. Enfin, ville, on en a vite fait le tour... Des petites ruelles sans voitures (ou si peu) avec les anciennes maisons en haut du chemin montant à l'assaut de la falaise, recroquevillées autour de l'église Saint-Gildas (1766), située au centre du bourg. Cette église remplace une ancienne chapelle, qui n'est pas celle fondée par St Gwetlas, qui a elle totalement disparu. On y trouve en ex-voto un beau voilier, du XIXe.

Houat, ex-votoEn quittant le village par le sud, le chemin mène vers les plages en face de Hoëdic, où la falaise se change en dune, puis en plage de sable pas trop fin. Les coquillages n'ont pas encore tous eu le temps de se transformer en poudre. Un mouillage naturel accueille de nombreux plaisanciers, protégés là des forces de la houle du large.

Au bout sud de l'île, Houat, vue du campingun camping, plutôt sauvage, accueille les tentes dans un paysage digne de la légende arthurienne... Par contre, niveau sanitaire, il y a un point d'eau et des poubelles, c'est à peu près tout ce que j'y ai aperçu. Une tempête y a fait de gros dégâts en 2004. En passant le camping pour rejoindre la côte vers Belle-Ile, le spectacle devient féerique : C'est la côte sauvage. Des plages dans des petites criques, des falaises et des rochers découpés... La pointe des Poulains, en plus petit...

Houat, côte sauvageUn chemin agréable fait le tour de l'île (5 km sur 1) de l'autre côté, mais je n'ai pas eu le temps d'y aller... C'est le problème quand il fait beau, les enfants restent à la plage et quand il ne fait pas beau, la traversée devient vite un calvaire... Donc on n'y va pas, à moins d'être marin ou îlien (et n'étant que Francilien, "ça ne le fait pas").

Si vous restez pour la journée, précipitez-vous pour réserver une place dans les restaurants, il y a finalement peu de places... Nous sommes allés à celui qui surplombe le port et comme il faisait beau, nous avons mangé dehors en profitant du ballet des bateaux.

Houat, port st gildasJ'ai vu dernièrement un reportage sur les îles une fois les touristes partis... Il y a une école sur Houat, qui regroupe les élèves des deux îles... Mais dès le collège, il faut rejoindre le continent. Et l'Océan n'étant pas de tout repos - bon, d'accord, ce n'est pas Sein mais quand même - il doit y avoir un certain manque d'assiduité certains jours... Mieux vaut d'ailleurs que la tempête souffle avant d'être parti que pendant la traversée...